L’histoire
Des haies taillées à la manière de Versailles, et des statues de marbre parmi les palmiers et les bougainvilliers.
- 1Le jardin à la française et ses haies taillées
- 2La colonnade classique parmi les bougainvilliers et les palmiers
- 3Les statues de marbre
- 4La roseraie
Selon la page du gouvernorat d’Alexandrie, au XIXe siècle les jardins appartenaient à un riche Grec et portaient son nom, les jardins Pastré, jusqu’à ce que Muhammad Ali Pacha les acquière et y construise un palais. En 1860, l’artiste français Paul Richard fut chargé de les recréer sous la forme d’une réplique réduite des jardins de Versailles. La même page désigne à un endroit le khédive Ismail comme commanditaire, et à un autre Sir John Antoniadis. Certains historiens, précise-t-elle, font remonter les jardins à la période ptolémaïque.
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Le palais et les jardins passèrent au négociant grec John Antoniadis, dont les jardins prirent le nom. À sa mort en 1895, ils revinrent à son fils Antony, qui exécuta la volonté de son père en les donnant à la municipalité d’Alexandrie en 1918. Les jardins abritent des statues de marbre grandeur nature, dont une Vénus tenant un miroir, les Quatre Saisons et des lions d’albâtre, ainsi qu’une roseraie conçue par l’ingénieur français Dechon.
Le gouvernorat rapporte qu’un arbre a été planté à l’entrée du palais pour marquer le traité de 1936 entre l’Égypte et la Grande-Bretagne, que le palais a accueilli des rois en séjour à Alexandrie et qu’il a vu se tenir en 1944 la réunion préparatoire à la fondation de la Ligue arabe.
Les jardins, environ 45 feddans, sont gérés par l’Institut de recherche en horticulture du ministère de l’Agriculture en vertu du décret présidentiel n° 112 de 1986 ; le palais et son jardin de façade, environ deux feddans, ont été confiés à la Bibliotheca Alexandrina en 2004 pour devenir un centre culturel.






